
L'intérêt porté aux risques naturels et aux catastrophes biologiques ne cesse de croître. Ces catastrophes sont très divers tant par leur étendue géographique que par leur échelle de temps. Toutes ces catastrophes causent des pertes en vies humaines et des dégâts matériels. Sur le plan économique, la croissance économique d'un pays ou d'une région repose notamment sur l'investissement, sur une bonne gestion et sur la stabilité sociale et, malheureusement, les catastrophes naturelles et biologiques provoquent exactement l'inverse. Il est cependant plus probable que le monde est devenu plus vulnérable. Dans les pays en voie de développement, en particulier, la densité démographique des zones sinistrées où l'urbanisation croissante est souvent exacerbée par la fragilité des infrastructures matérielles et les effets des modifications de l'environnement, peut être à l'origine du problème. Cette vulnérabilité apparaît clairement quand on pense à la facilité avec laquelle les systèmes de communication peuvent être paralysés, à la manière dont les codes de la construction et les mesures de sécurité peuvent être négligés, à l'insuffisance des programmes d'information et d'éducation du public et à l'inconsistance des plans d'urgence conçus pour assurer la survie en cas de catastrophe.