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La ville est un nœud important pour la Kabylie ; elle sert d'interface entre la mer et la région, et au-delà, pour les Hauts Plateaux. La ville est un carrefour industriel local[56] ; les zones industrielles d'Akbou, de Sétif, et de la ville elle-même trouvent leur débouché par son port[56].

Cependant la géographie montagneuse de la région et le manque d'infrastructure de qualité sont les principaux freins à l'économie. Par exemple, la ville n'est desservie que par des routes nationales, l’autoroute est en cours de réalisation et doit être progressivement livrée par tronçon à partir de la fin de l'année 2017[141]. Elle bénéficie cependant depuis les années 1960 de l'arrivée d'un oléoduc qui achemine les hydrocarbures sahariens[56]. La ville a quand même réussi à se hisser à un rang important dans l'économie nationale, y compris dans les secteurs autres que pétroliers. L’État algérien a investi au cours des années 1970 dans le pôle industriel de la ville avec des unités de production dynamiques[105]. Cependant plusieurs faiblesses comme le manque d'investissements extérieurs, le manque de circuits pour favoriser l'exportation des productions locales (hors hydrocarbures) et l'absence d'un urbanisme cohérent entravent la croissance économique de la ville. Cet ensemble de facteurs mine le développement de la ville et son potentiel. Le taux de chômage officiel à l'échelle de la wilaya est de 12 % en 2012[142]. Le taux d'activité est de 46,9 % à l'échelle de la commune vers la fin des années 1990 parmi les plus de quinze ans[