1. Concepts et définitions
Le secteur biologie-santé concerne des disciplines très diverses : biologie, physiologie, médecine, épidémiologie, pharmacie, biothérapies, technologies pour la santé, santé publique, sciences humaines et sociales.
1.1. La santé
Selon l’O.M.S (organisation mondiale de la santé), c’est un "état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement à l'absence de maladie ou d'infirmité".
1.2. La biologie médicale
Elle désigne une spécialité médicale qui recourt à des techniques de laboratoire (analyse, microscopie, immunologie, bactériologie, virologie, hématologie, etc.) pour contribuer notamment à l’évaluation de l’état de santé, au diagnostic de pathologies, au suivi de traitements
1.3. La pathologie
La pathologie, est la science qui a pour objet l'étude des maladies et notamment leurs causes et leurs mécanismes.
2. Le diagnostic
2.1. Définition du diagnostic
Le diagnostic est le raisonnement menant à l'identification de la cause (l'origine) d'une défaillance, d'un problème ou d'une maladie.
2.2. Types de diagnostics médicaux
il existe deux principaux types de diagnostics médicaux :
- Le diagnostic in vivo : c'est le diagnostic de la maladie dans le corps du patient. Il s'appuie par exemple sur l'imagerie médicale (imagerie par rayon X, IRM, etc.).
- Le diagnostic in vitro : c'est le diagnostic de la maladie à partir d'un échantillon de fluide corporel (échantillon de sang, d'urine, de lymphe, salive, etc.), d'un échantillon de cellules(frottis), ou de tissus biologiques ou d'organe (biopsie) prélevé sur le corps et étudié in situ ou en laboratoire comme le laboratoire de diagnostic des infections virales.
3. Diagnostic des pathologies animales
3.1. Intérêt de la biologie dans le diagnostic des pathologies animales
Les tests de diagnostic constituent un outil essentiel en vue de confirmer le statut sanitaire des animaux et d’identifier les agents pathogènes. Ils permettent la détection précoce, la gestion et le contrôle des maladies animales, y compris les zoonoses, et facilitent les échanges commerciaux en toute sécurité d’animaux et de produits d’origine animale.
3.2. Les méthodes de diagnostic de pathologies animales
On peut classer les méthodes de diagnostic comme suit :
– Examen clinique et lésionnel, étayé par les commémoratifs joints à l'envoi d'animaux malades et si possible vivants ;
– Isolement et techniques culturales ;
– Observation directe sur échantillons cliniques ou après purification en microscopie, colorations, électro-microscopie ;
– Histopathologie ;
– Examen en microscopie électronique à transmission ;
– Méthodes immunologiques : sérologie, immunomarquages ;
– Méthodes moléculaires
4. Le diagnostic des pathologies végétales
4.1. Intérêt de la biologie dans le diagnostic des pathologies végétales
C’est une démarche qui permet par l'observation et le raisonnement d'identifier, chez une un plante ou une culture, une maladie ou un désordre physiologique, et ses agents causaux, en vue de déterminer le traitement approprié.
Le diagnostic en pathologie constitue l'une des activités fondamentales liées au "Disease Triangle" de la pathologie animale et végétale. Il consiste en la détection, l'identification et la caractérisation des agents pathogènes et constitue un enjeu important pour la maîtrise et le contrôle des maladies infectieuses des variétés végétales cultivées.
4.2. Détection des pathologies végétales
Les maladies de plantes sont parfois regroupées par types de symptômes (pourriture racinaire, flétrissement, taches foliaires, rouilles, brouissures, niellure), par types d’organes qu’elles affectent (maladies racinaires, maladies des tiges, maladies foliaires), par type de plantes affectées (herbacées, maraichères, …), mais le caractère le plus utile reste la classification par le pathogène responsable de la maladie. L’avantage de cette dernière classification réside dans le fait qu’elle permette de déterminer la cause de la maladie, son probable développement, les risques d’épidémies et les mesures de contrôle à prendre. On peut donc classer les maladies de plantes comme suit :- Maladies infectieuses (biotiques) ; causées par : des champignons, des procaryotes, des plantes supérieures parasites, des nématodes, des protozoaires, des viroïdes, ….- Maladies non infectieuses (abiotiques) ; causées par : toxicité des pesticides, températures trop basses ou trop hautes, manque ou excès d’humidité ou de lumière, manque d’oxygène, déficiences nutritionnelles, pollution atmosphérique, acidité ou alcalinité du sol, toxicité minérale,….
4.3. Identification des pathogènes
L'examen se fait en partie sur le terrain par: la connaissance des conditions de milieu dans lequel la plante a été cultivée et la revue des pratiques culturales ;examen d'un échantillon de la plante, et en partie en laboratoire : analyse de sol et détermination du Ph, vérification de l'hypothèse de Koch, méthodes biochimiques, examen microscopique, méthodes sérologiques, analyse de l'ADN.
Conclusion
L'impact de la biologie et de la santé sur la société et l'économie est donc complexe, impliquant à la fois des défis et des opportunités. La gestion de ces impacts nécessite une approche multidisciplinaire impliquant les décideurs politiques, le secteur de la santé, la recherche et la société dans son ensemble.